Recherche

Dimanche qui chante

Présentation du Seigneur

Présentation du Seigneur

Orne ta chambre nuptiale, Sion, et reçois le Christ Roi, accueille Marie qui est la céleste porte, elle-même en effet porte le Roi de Gloire. (Antienne Adorna)

 

La fête de la Présentation présente la particularité d’être à la fois fête du Christ et fête de la Vierge. Fête du Christ présenté au temple, elle est également fête de la Purification de la Vierge, quarante jours après la Nativité. Là où c’est opportun, on pourra tirer de la pédagogie liturgique une célébration qui tiendra compte de l’assemblée réunie, des moyens musicaux mobilisables et des propositions de cette liturgie particulière qui se déroule en trois temps.

Le premier temps est celui de la bénédiction des cierges. Comme à d’autres fêtes, les Rameaux ou la Vigile Pascale par exemple, il est proposé aux fidèles de se réunir à l’extérieur ou à l’entrée de l’église. On peut alors chanter l’un ou l’autre chant, selon les moyens disponibles :

Le lucernaire, qui aura naturellement toute sa place, dans la version de Christian Metayer P57-10-3 (Vn 88) ou le très connu P1 d’André Gouzes, dans une version à trois ou quatre voix a capella. On peut également choisir Joie et lumière de Duchesneau PL 43-97-7 (Répertoire de Saint Séverin) ou La lumière née de la lumière, de Philippe Robert, FX 20-81-1 (Vn 46, CNA 384).

 

Après le chant et l’annonce de la fête (qui peut être chantée, pour le bien de tous !), le prêtre bénit les cierges avec l’une ou l’autre formule prévue par le Missel. Il guide ensuite l’assemblée vers l’église. Il s’agit ici du deuxième temps, celui de la procession, telle qu’elle est décrite par Dom Guéranger dans son Année liturgique : 

Remplie d’allégresse, illuminée de ces feux mystérieux, entraînée comme Siméon, par le mouvement de l’Esprit-Saint, la sainte Église se met en marche pour aller à la rencontre de l’Emmanuel. C’est cette rencontre sublime que l’Église Grecque, dans sa Liturgie, désigne sous le nom d’Hypapante, et dont elle a fait l’appellation de la fête d’aujourd’hui. L’Église veut imiter la merveilleuse procession qui eut lieu en ce moment même dans le temple de Jérusalem.

Il convient donc de chanter en processionnant, soit le Cantique de Syméon, dans les versions de Godard ZL(NT) 3-4 (Vn 8), Groslambert ZL(NT)3-19,  ou Notebaert ZL(NT) 3-18 (2024-4), soit un chant de procession tel que Laissons-nous transformer N 47-99 (Vn 39 et 110) ou la Litanie pour l’Église et le monde O 78-57 (2025-2).

 

Enfin, le dernier temps est celui de l’entrée solennelle. Si les cierges n’ont pas été allumés, on les allume à ce moment. On peut ensuite de manière opportune célébrer les vêpres ou la messe.

Si l’on chante les vêpres, on pourra chanter l’hymne Tenez en mains de Caillat P 55-44-1 (Vn 61) qui est l’hymne du jour ; si ce n’est pas possible, on choisira Joie et lumière PL 43-97-7 (Répertoire de Saint-Séverin), L’heure s’avance P 181-1 (Vn 35) ou Avant la fin de la lumière P 76-2.

On peut, en ce jour de fête, mettre en valeur le Magnificat, en prenant la version de Pinault ZL(NT) 1-55, celle de Villeneuve ZL(NT) 1-28 (Vn 3) ou simplement celle dite « du ton royal ».

 

Si l’on célèbre la messe, on choisira comme chant d’entrée Laissons-nous transformer N 47-99 s’il n’a pas été chanté lors de la procession, ou Lumière des hommes GX 46-21-4 (Vn 107) ou GX 128-2bis (MNA 33, 76, CNA 422).

Pour le psaume, on peut choisir la toute nouvelle version proposée par Xavier Deprez ZL 23-36.

On peut chanter pendant la communion Puisqu’un seul pain nous réunit D 79-04, dont les onze couplets permettent de méditer sur le passage « de la crèche jusqu’à la croix ».

Enfin, si l’on veut chanter la Vierge Marie à l’issue de la célébration, on choisira utilement O Vierge, Mère du Christ V 37-43-2 (2024-3), dont les quatre versets proposent une méditation sur l’accomplissement des paroles de Syméon.

 

Marie Alabau, diocèse de Poitiers